Philosophie politique (2011-2012)
Marx écologiste
Jean-Luc Gautero
Le titre de ce cours est celui de la traduction française d’un ouvrage de l’universitaire américain John Bellamy Foster, traduction annoncée aux éditions Amsterdam pour le mois de septembre 2011.
Cette traduction, pour peu qu’elle soit publiée dans les délais prévus (mais sinon, j’aurai toujours la possibilité de me reporter à l’original anglais) me permettra de revenir sur le cours que j’ai fait il y a deux ans sous l’intitulé « écologie profonde et matérialisme historique » : alors que certains polémistes salonnards (Luc Ferry, Le nouvel ordre écologique, Grasset, 1992), s’appuyant il est vrai sur les déclarations de quelques écologistes profonds de faible envergure intellectuelle, reprochent à l’écologie profonde de mépriser l’humanité, je tentais d’y montrer que, selon la façon dont la comprenait celui qui en a forgé le concept, le philosophe norvégien Arne Naess, philosophe de formation analytique qui citait pour sources d’inspiration principales Spinoza et Gandhi, elle peut tout au contraire se situer dans le prolongement du projet marxien d’émancipation humaine. Outre Naess (Écologie, communauté et style de vie, MF Éditions, 2008), je m’intéressais alors — et je continuerai à m’intéresser — à Marx et à un certain nombre d’auteurs marqués par la pensée de Marx qui soit ont influencé l’écologie politique (Herbert Marcuse, L’Homme unidimensionnel, Minuit, 1968) soit s’y sont explicitement rattachés (André Gorz, Écologie et Politique, Seuil, 1978 ; Félix Guattari, Les trois écologies, Galilée, 1989). La liste des références n’est pas exhaustive : comme alors, j’aurai sans doute l’occasion de m’appuyer aussi sur Bruno Latour, qui développe une critique de la distinction nature-culture dont on peut estimer qu’elle est influencée par Naess, sur Alfred North Whitehead, dont la pensée relationnelle est assez proche de l’ontologie de Naess — sans oublier, bien sûr, John Bellamy Foster.
Les enregistrements de ce cours seront disponibles sur le bureau virtuel et sur iTunes Université.
NOTATION
(sous réserve de décision contraire du CEVU,
qui aime bien empêcher les enseignants de faire leur travail de la façon qui leur semble la meilleure)
En contrôle continu, les étudiants auront à rendre une dissertation ou un commentaire de texte dans le semestre.
Ils auront également le choix pour l'épreuve terminale entre une dissertation et un commentaire de texte.
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Documents distribués en cours
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