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- Biologie des adaptations et des interactions

UN CHERCHEUR... RECHERCHÉ
La botanique est la partie de la biologie relative au monde végétal. Des connaissances dans cette discipline sont requises dans différents métiers, celui de botaniste ne constituant qu'un des débouchés d'études à dominante "biologie végétale".
Les botanistes, au sens strict, sont des chercheurs. Actuellement en petit nombre, leur recrutement est appelé à se développer du fait de l'importance des problèmes d'environnement et de la conscience de plus en plus aiguë, dans l'opinion et chez les responsables, de la nécessité de résoudre ces problèmes. En outre, bien que nous accusions un certain retard vis-à-vis des pays anglo-saxons, de l'Allemagne et de la Suisse, l'ouverture des pays de l'espace économique européen constitue pour les jeunes chercheurs une opportunité d'exercer cette profession dans des conditions intéressantes.
Pour répondre à cette demande croissante, la botanique devrait retrouver, dans les cursus universitaires et les centres de recherche, la place que lui avaient ravie des disciplines à connotation plus moderne comme les biotechnologies ou la biologie moléculaire.
Botaniste, c'est avant tout une profession dans laquelle on s'engage non pour des motivations financières mais par vocation, en s'apprêtant à n'économiser ni son temps ni son énergie.
ActivitésDe la chlorophylle au microscope
Les études de botanique mènent à diverses professions en contact plus ou moins étroit avec le monde végétal et au contenu extrêmement variable.
Celle de chercheur botaniste comporte deux composantes majeures, le travail sur le terrain et les activités de laboratoire.
Le travail au contact de la nature, ce que dans la profession on appelle les missions, est une facette essentielle du métier, bien qu'il n'en constitue qu'une partie réduite dans le temps (en moyenne, une mission par an de 1 semaine à 2 mois). Il consiste surtout à établir, aussi bien en France qu'à l'étranger, le plus souvent à la demande des autorités locales, des inventaires floristiques, la cartographie botanique d'un lieu ou des observations sur le vif (biologie florale, croissance, etc.). De nombreuses régions restent, en effet, mal connues sous l'angle de leur flore car lointaines ou d'un accès difficile, et par manque de spécialistes autochtones. En outre, même dans des contrées proches et d'un accès aisé, il est nécessaire de recenser régulièrement les espèces végétales, ne serait-ce que pour mieux appréhender les invasions ou les régressions d'espèces occasionnées par la pollution et l'intervention humaine.
Ce travail sur le terrain demande une longue préparation en amont et implique, en aval, un processus tout aussi long d'exploitation des données.
Cette phase d'exploitation, c'est le travail en laboratoire. Il consiste à effectuer des vérifications, à décrire, à classer, à rédiger et à constituer des réserves, des herbiers, des collections, à procéder à des mises en jardin, des mises en serre...
Comme tout chercheur, le botaniste doit lire et alimenter régulièrement par ses publications la littérature spécialisée et présenter ses résultats dans les colloques et les congrès.
En fonction de son statut et de l'organisme où
il travaille, le chercheur peut également avoir à
enseigner ou à réaliser des tâches d'ordre
administratif.
La nature, le laboratoire ou... la salle de classe
Le Muséum, la voie royale
Le voeu de tout botaniste en herbe est d'entrer au Muséum national d'histoire naturelle. Bien que cet établissement n'ait pas l'exclusivité de la recherche en botanique, il a toujours occupé une position centrale en ce domaine et sa notoriété est mondiale.
Mais les places sont chères et les aspirants chercheurs doivent le plus souvent se tourner vers d'autres organismes, davantage soucieux que le Muséum des applications à court terme de la recherche.
Le CNRS et l'Institut français de recherche pour le développement en coopération (ORSTOM) recrutent des chercheurs ; les universités, les écoles d'agronomie tels l'INA, l'INRA, des enseignants chercheurs.
Des débouchés plus nombreux existent également dans l'enseignement secondaire au prix du renoncement à l'activité de recherche.
Parmi les autres débouchés des études de biologie végétale, on peut citer les parcs nationaux, les conservatoires botaniques régionaux, les parcs d'attractions, les laboratoires pharmaceutiques, des emplois aux ministères de l'Environnement et de l'Agriculture.
Tradition et modernisme
Par l'alternance entre le terrain et le laboratoire, la profession de botaniste conjugue mobilité et sédentarité. Mais qu'il soit dans son bureau ou en déplacement au coeur de la nature, le chercheur jouit de la même autonomie et ne se conforme pas à des horaires précis.
Si le travail sur le terrain a peu évolué
dans son contenu depuis l'époque des pionniers,
l'activité en laboratoire, en revanche, a été
profondément transformée par l'arrivée de
l'informatique et le recours croissant à des techniques
sophistiquées, en particulier les statistiques
multivariées. La spécialisation est moins poussée
en botanique que dans d'autres domaines de la recherche. Lorsqu'elle
existe, elle porte soit sur une famille botanique, soit sur une
région ou une zone climatique.
Une promotion au mérite
Les perspectives de promotion des botanistes ne présentent aucune spécificité par rapport à celles des autres chercheurs. Dans ce domaine, comme dans le milieu scientifique en général, c'est la qualité du travail, telle qu'elle apparaît surtout dans les publications, qui favorise l'avancement.
Lorsqu'ils s'engagent dans des carrières en
relation moins étroite avec leur formation, les étudiants
en botanique réussissent bien car ce sont
généralement des personnes très motivées.
Quand profession rime avec... passion
Pour devenir botaniste, on doit d'abord aimer la nature et le travail sur le terrain et donc accepter les déplacements qu'il impose. Il faut avoir aussi le sens des responsabilités vis-à-vis de l'environnement.
Sur le terrain, les qualités d'observation sont primordiales. De façon plus générale, on attend du chercheur rigueur d'esprit, patience, souplesse, une certaine dose de pragmatisme et, avant tout, qu'il soit honnête sur le plan intellectuel.
Mais le métier ne peut être exercé efficacement sans posséder des connaissances approfondies en botanique, en particulier en floristique, et en zoologie (ou biologie animale).
Au sein de ces deux grandes disciplines, il est demandé un savoir particulièrement étendu en écologie et en systématique (science de la classification hiérarchisée des êtres vivants).
Ces connaissances peuvent difficilement être
acquises en autodidacte. Elles requièrent une formation
universitaire en biologie, d'un niveau au moins égal à la
maîtrise et de préférence un DEA (voir plus loin).
La "porte étroite"
Dans le secteur de la recherche, on enregistre un accroissement de l'offre d'emploi, corollaire du souci croissant, dans l'opinion et chez les responsables politiques, de la préservation de l'environnement. Si l'augmentation est notable en valeur relative, elle est minime en valeur absolue, portant sur quelques postes pour l'ensemble du territoire.
En conséquence, pour augmenter ses chances d'insertion, le jeune, formé en botanique, doit être disposé à renoncer partiellement voire totalement à la recherche au profit de l'enseignement ou d'une autre activité (voir rubrique "Conditions de travail").
En 2001, le salaire annuel brut d'un chargé de
recherche est de 26 000 euros. Un professeur d'université peut
escompter une rémunération initiale supérieure
à 30 000 euros
Bibliographie
- "Les métiers de la nature et de l'environnement" - Parcours – ONISEP
- "La biologie". Avenirs nø463. ONISEP
- "Etudes scientifiques : universités, grandes écoles". Dossier. ONISEP
- "Bulletin de la société botanique de France".
Organismes à consulter
- Muséum national d'histoire naturelle, 57 rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05 - Tél. : 01 40 79 30 00.
- Société botanique de France, dont le siège se trouve 16 rue Buffon, au Muséum.
- Société des naturalistes parisiens, dont le responsable est un professeur du Muséum (45 rue Buffon).
- CNRS - Département des sciences de la vie, 3 rue Michel Ange, 75794 Paris Cedex 16 - Tél. : 01 44 96 40 00.
- ORSTOM, 213 rue Lafayette, 75010 Paris - Tél. : 01 48 03 77 77.
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