LMPH42
Nelson Goodman, Ways of Worldmaking
Jean-Luc Gautero
Nelson Goodman est un auteur souvent mentionné dans les discussions autour du réalisme scientifique, lui-même se réclamant d’une position qu’il appelle « irréalisme ». Ways of worldmaking développant cette position, c’est dans cette perspective que je l’aborderai, laissant à Carole Talon-Hugon le soin de faire un petit nombre de séances sur le versant esthétique de cet ouvrage (même si, il faut le reconnaître, la séparation entre l’épistémologie de Nelson Goodman et son esthétique est quelque peu discutable, chacune des deux enrichissant l’autre).
Sont évidemment incontournables l’édition anglaise du livre de Goodman (Hackett Publishing Company, 1978) et sa traduction française (Manières de faire des mondes, Gallimard, Folio, 2006).
Il existe de nombreux commentaires consacrés à Goodman, je ne suis cependant en cette fin juin encore arrivé à m’en procurer aucun. Je citerai toutefois, pour celles et ceux qui auraient plus de chance que moi :
Erkenntnis 12 1978 (volumes 1 et 2)
Journal of Philosophy 76 (1979)
Worldmaking's Ways, Eds. L. Aagaard-Mogensen, R. Pinxten, and F. Vandamme. Gent: Communication & Cognition, 1987.
Synthese 95,1 (1993)
Philosophia Scientiae 2, 1-2 (1997)
Erkenntnis 52 2 (2000)
Plus facile d’accès (on en trouve de larges extraits sur Internet) est l’ouvrage de Ian Hacking Le plus pur nominalisme. L’énigme de Goodman (L’Éclat, 1993), qui est malheureusement plus centré sur Fact, Fiction and Forecast (Harvard University Press, 1954) que sur Ways of Worldmaking (même s’il y est aussi fait référence, Ways of worldmaking reprenant en quelques occasions des discussions sur l’adjectif « grue » introduit dans Fact, Fiction and Forecast).
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